Carte d’Etat major, 1820
Retrouver une lecture simple entre la ville et le paysage

À la rencontre des lignes de force

Dominée par les reliefs environnements, la plaine du Var est située au premier plan des coteaux regardant vers la mer.

Le projet, en convoquant la géographie exceptionnelle du territoire, permet de réarticuler les différents quartiers autour d’un paysage partagé.

Grand Arénas confortera son image de quartier d’affaires et la conjuguera avec une identité plus profonde, liée à son territoire et à son histoire.

En tant que lieux de destination et par leur situation, le parc des expositions et ses extérieurs permettront de faire dialoguer le quartier avec le fleuve.

Sculpté par les eaux, le lit du Var a vu son emprise se réduire au fil des années : l’ambition est donc de réconcilier le lieu à son passé et à la qualité paysagère méditerranéenne qui y était organisée.

Habiter le delta

La renaissance du delta géographique questionne la morphologie et la typologie des îlots et la place à la végétation en ville.

Ce quartier pourra s’apparenter à un archipel, résilient aux risques liés à son contexte.

Ainsi un nouveau rapport s’instaure avec la nature, où chaque lieu apportera un nouveau regard vers la végétation et le paysage.

Dans le prolongement des espaces habités ou depuis les balades et promenades extérieures, une attention particulière sera portée à cette mise en scène.

Redonner de la valeur au sol et aux rez-de-chaussée, en encourageant les mobilités douces

Le « sol capable »

L’étude du modèle hydraulique permettra d’optimiser les parcours de l’eau au sein de la ZAC, entre zone d’écoulement et zone de stockage.

La trame urbaine sera composée dans un souci de perméabilité, de fluidité selon les écoulements des crues.

Semblable au Var qui dessine entre ses chenaux de longs bancs de galets, comme des îles-refuge, le quartier, à son tour, pourra s’appuyer sur des zones hors d’eau par une gestion intelligente des déblais/ remblais et par le recyclage des matériaux de démolition.

Ces zones hors-d’eau composeront un archipel urbain où les lieux de vie et les principales dessertes prendront place, et procureront une diversité de situations, d’ambiances et d’usages dans un espace aujourd’hui quasiment monospécifique : on pourra mettre en œuvre des jeux de terrasses, des vertugadins, des noues, des talus, des étagements de la végétation... faisant de la contrainte d’inondation une ressource pour composer un projet adapté et spécifique.

Cette approche multiple devra produire un quartier résiliant, où en cas d’inondation, «la vie continue».

Se réapproprier et innover dans l'aménagement du quartier d'affaire

"So nice!"

Le futur quartier d'Affaires du Grand Arenas marquera l’entrée Sud-Ouest de Nice.

La réussite de l'aménagement du premier quartier d'affaires niçois passe par l'articulation de la programmation ambitieuse, des usages et des espaces publics.

Le projet Nice Arenas est l'occasion unique de proposer une nouvelle image au campus tertiaire.

Trop souvent déconnectée de son contexte, cette pièce urbaine est ici réfléchie en termes de mixité et de porosité afin de concevoir une ville 24/24h.

 

Le futur Parc des Expositions

Notre projet tire parti du format XXL de cet équipement métropolitain. Notre réflexion sera portée sur sa compacité et sa mixité, en étudiant des références existantes pour imaginer une typologie inédite.

L’articulation entre le PEM et le PEX, imaginée dans le projet actuel par un large deck fonctionnel nous semble être adaptée et pertinente ; cette connexion Est-Ouest est motrice pour le quartier.

 

Engager dès aujourd’hui le projet dans une démarche écoresponsable et participative

Recycler la matière

La ZAC Grand Arénas occupe des terrains presque intégralement minéralisés mais très faiblement bâtis.

La déconstruction des entrepôts et immeubles du site peut générer des filières d’approvisionnement en matériaux (acier, béton scié ou concassé, remblais...) permettant de fabriquer partiellement l’espace public de demain.

La démolition des sols minéraux va générer un grand volume de remblais, permettant la mise en forme du terrain et la création d’une topographie artificielle, permettant de se protéger des risques d’inondation tout en développant un rapport à l’eau et une vie de rez-de-chaussée actifs.

C’est par la mise en œuvre du triptyque déconstruction/démolition/détournement, que l’aménagement des espaces publics se retrouvera inscrit dans une démarche durable et appropriable par les futurs habitants.

 

 

Bioclimatisme urbain

L’utilisation de la végétation à des fins de rafraîchissement estival et de ventilation par thermocirculation prendra ici tout son sens. Le principe est simple, naturel et durable, et le besoin se ressent à la période précise où les conditions climatiques le permettent.